|
Le Japon contemporain avec ses technologies de pointe, une économie offensive, une réelle modernisation de ses structures ne saurait être compris, voire approché sans ses pratiques culturelles, ses traditions. Le Japon a cette singularité de se jeter dans ce qui est nouveau mais ne détruit pas ce qui est du passé. Il juxtapose le nouveau et conserve l’ancien.
Cette exposition retrace ce phénomène à travers la présentation des costumes d’Emi Wada, une des plus grandes costumières et première femme japonaise à recevoir l’oscar américain pour le film”Ran” de Kurosawa. Elle a su allier tradition et modernité ouvrant à des véritables créations.
Le vêtement est un fait culturel, un vocabulaire où toute créativité s’est exprimée dans le tissage, la teinture, la broderie.
Aujourd’hui encore cette tradition reste vivace et l’art du costume atteint un degré de raffinement extrême. Couleurs et formes ont une signification, celle d’un véritable code social.
31 costumes sont présentés dans cette exposition, 20 du film “Ran” d’Akira Kurosawa, primés plusieurs fois et notamment par l’oscar américain en 1985 et pour la première fois exposés en Europe.
10 costumes du film”Rikyu” d’Hiroshi Teshigahara 1989, retraçant la vie du célèbre grand maître du thé.
1 costume appartenant au sanctuaire shînto “Tsurugaoka Hachimangu” de Kamakura.
Ce costume traditionnel de courtisane japonais rassemble toutes les techniques de fabrication issues de la période Heian (794-1185). Il est composé de 12 pièces en soie dégradés de vert et de rouge. Il n’est jamais sorti du Japon.
Ainsi, sur la voie de la beauté faut il d’abord écrire que cette exposition s’ordonne autour d’un axe principal du savoir faire et de la création permettant ainsi d’aborder les quatre valeurs essentielles de la civilisation du Japon. Les concepts d’Harmonie, de respect, de pureté et de sérénité, chers à la philosophie bouddhiste et du Zen.
L’exposition s’inscrit indéniablement dans la tradition, pour la parachever en création contemporaine.
De nombreuses conférences et performances chorégraphiques accompagnent cette exposition.
Commissariat: Annick Le Ny
Scénographie: Alexandre Fruh
Mise en lumière: Nehlig Gerdi
Consultant: Kazuo Ishida
|